260 km en MINI Cabriolet entre Tyrol autrichien et Sud-Tyrol italien

260 km, deux pays, un aller-retour à la plus haute station de ski d’Autriche habitée à l’année, et deux cols routiers italiens qui culminent à plus de 2 000 m. Ce road trip entre Tyrol autrichien et Sud-Tyrol italien est l’un des plus beaux en Europe. Surtout au volant d’une MINI Cabriolet !

Pourquoi cette boucle, et pourquoi en MINI Cabriolet

Ce parcours, depuis Innsbruck, nous a été proposé par MINI dans le cadre d’une opération de redécouverte de la gamme. En une journée, vous traversez deux pays, deux cultures (germanique au nord, mi-germanique mi-italienne au sud), vous franchissez deux cols routiers parmi les plus emblématiques d’Europe, et vous bouclez dans un hôtel de montagne en Sud-Tyrol avec un dîner qui nécessite de prendre un téléphérique pour rejoindre le restaurant. Bref, tout ce qu’un road trip alpin peut offrir, condensé en 260 kilomètres.

Nous avions le choix entre plusieurs modèles et c’est une Cooper S Cabriolet, que nous avons testée ici, qui a eu notre préférence. Son gabarit permet de ne pas mordre sur la voie d’en face et facilite le croisement des bus de touristes, tout en autorisant les arrêts photo sans avoir besoin de trop de place pour contempler le paysage.

La capote ouverte permet de profiter à 100 % du spectacle et le châssis donne du plaisir dans les épingles et à chaque virage. Ce que Christian Karg, Head of Driving Dynamics BMW Group, nous a confirmé lors de notre récente interview : la MINI a été pensée pour le go-kart feeling. Direction directe, train avant rivé au sol, voiture qui pivote autour du conducteur. Sur les épingles, c’est jubilatoire. On regrette vraiment l’absence de palettes au volant quand le rythme s’accélère.

Étape 1 : Innsbruck, concession Unterberger (575 m)

Le départ a eu lieu chez F. Unterberger – W. Denzel GmbH, sur Griesauweg 32. C’est l’une des plus anciennes concessions BMW/MINI d’Autriche.

Pensez à faire le plein avant de partir. Sur la route, notamment dans la vallée de Sellrain, les stations-service se font plus rares à mesure qu’on s’élève, et les prix montent avec l’altitude.

Avant de partir, prenez 30 minutes pour visiter le centre historique d’Innsbruck, à 5 minutes en voiture. Le Goldenes Dachl (Petit Toit d’Or), la Maria-Theresien-Strasse, et la vue sur le Nordkette qui domine la ville à 2 256 m. C’est un excellent prélude visuel à ce que vous allez vivre toute la journée.

Étape 2 : Kühtai (2 020 m), la mise en jambe tyrolienne

Direction l’ouest puis le sud par la vallée de Sellrain. La route est étroite, vallonnée, parfaitement asphaltée. Vous montez régulièrement, en passant par Sellrain et Gries, jusqu’à atteindre Kühtai, plus haute station de ski habitée à l’année d’Autriche, perchée à 2 020 mètres.

Le contraste entre les pâturages verts, les vaches en liberté et la silhouette des Stubaier Alpen est saisissant. La station propose un télésiège, la DreiSeenBahn, qui mène à un sentier facile autour de trois lacs glaciaires. Comptez une heure aller-retour si vous voulez faire la balade.

Pause café conseillée à l’Hôtel Jagdschloss Kühtai, un ancien pavillon de chasse impérial transformé en hôtel de charme. La terrasse plein sud est l’une des plus belles photos d’étape de tout le parcours.

Côté conduite, la portion Innsbruck > Kühtai est progressive. Pas d’épingle vraiment serrée, mais des courbes rythmées.

Étape 3 : Retour vers Innsbruck et descente sur l’A13 du Brenner

À la différence d’un itinéraire imaginé sur une carte, il n’existe pas de route directe qui relierait Kühtai au versant italien des Alpes sans repasser par une vallée principale. Vous redescendez donc la vallée de Sellrain jusqu’à Zirl et Inzing, en profitant de la route dans l’autre sens (les points de vue changent, notamment sur la Nordkette qu’on aperçoit au-dessus d’Innsbruck).

De là, direction l’autoroute A13, la Brennerautobahn, plein sud vers l’Italie. Attention, plusieurs éléments réglementaires à connaître :

La vignette autoroutière autrichienne est obligatoire (autour de 12 € pour 10 jours en 2026, à vérifier avant le départ). Elle est électronique et se règle en ligne sur le site officiel de l’ASFINAG.

À cela s’ajoute le péage spécifique Brenner Maut, entre Innsbruck et le col du Brenner (environ 11 à 12 € pour une voiture). Il se règle au poste-péage automatique de Schönberg-Matrei, juste après la sortie d’Innsbruck.

Cette portion autoroutière est certes moins photogénique que le reste du parcours, mais elle a son intérêt : elle passe sur l’Europabrücke, l’un des plus hauts viaducs autoroutiers d’Europe (192 m au-dessus de la Sill), traverse le Wipptal, et bascule au col du Brenner à 1 375 m d’altitude. C’est un moment de transition, capote ouverte si le temps le permet, avec les massifs du Stubai à droite et les Alpes de Zillertal à gauche.

Comptez une heure entre Innsbruck et l’arrivée à Sterzing / Vipiteno, une fois franchie la frontière italienne.

Étape 4 : Vipiteno / Sterzing (948 m), premier contact avec le Sud-Tyrol

À Sterzing (Vipiteno en italien), vous êtes officiellement en Italie, mais la langue majoritaire reste l’allemand et les enseignes sont bilingues. C’est l’une des plus belles petites villes du Sud-Tyrol. Le centre historique piéton est dominé par la Zwölferturm, la « Tour des Douze », construite au XVe siècle. Les façades pastel, les fresques, les enseignes en fer forgé : c’est une carte postale grandeur nature.

Notre conseil : garez la MINI et prenez 45 minutes pour flâner sous les arcades, boire un premier caffè macchiato, acheter du speck artisanal ou un fromage de vallée. C’est une transition symbolique parfaite entre la matinée autrichienne et l’après-midi italienne.

Vous êtes ici à mi-parcours, tant en distance qu’en dénivelé. La deuxième moitié de la journée sera plus roulée et plus alpine.

Étape 5 : Le Jaufenpass / Passo Giovo (2 094 m), première ascension italienne

De Sterzing, la SS44 grimpe vers l’ouest en direction du Jaufenpass, ou Passo Giovo en italien, qui culmine à 2 094 m. C’est le moment où l’on se dit que la MINI Cabriolet était le bon choix.

Beaucoup moins fréquenté que le Timmelsjoch, le Jaufenpass est un col confidentiel, apprécié des motards qui le préfèrent au Timmelsjoch justement parce qu’il est moins encombré. La route est étroite, l’asphalte est de qualité variable (excellent côté Sterzing, plus chahuté sur certaines portions), mais les enchaînements de virages rapides sont un vrai régal en MINI. C’est ici que vous comprenez le travail des ingénieurs BMW sur l’amortissement : la voiture filtre les défauts avec efficacité. Même si l’ensemble reste ferme… c’est une MINI !

Au sommet, l’auberge Jaufenhaus est une halte traditionnelle.

La descente vers St. Leonhard in Passeier, sur le versant sud, est le moment le plus technique de la journée. Les lacets s’enchaînent en série serrée sur environ 20 km.

Étape 6 : Le Timmelsjoch / Col du Rombo (2 474 m), l’aller-retour depuis le Val Passeier

Arrivée à St. Leonhard in Passeier, joli bourg du Val Passeier, halte déjeuner conseillée si vous ne l’avez pas encore fait. C’est l’occasion de goûter la cuisine sud-tyrolienne dans un décor authentique : knödel (boulettes de pain), speck, jambon fumé, un verre de Lagrein ou de Vernatsch, et un Aperol Spritz pour finir. Prévoyez une heure, pas plus, car l’après-midi est encore chargé.

De St. Leonhard, on file vers le nord pour attaquer l’ascension du Timmelsjoch, ou Col du Rombo en italien, qui culmine à 2 474 m. C’est le col le plus haut de notre parcours et l’un des plus spectaculaires d’Europe.

Le sommet marque la frontière avec l’Autriche, mais franchir cette frontière signifierait redescendre côté autrichien vers Sölden par le versant nord (autre péage, autre pays, autre route), puis rentrer par un long détour. En aller-retour côté italien, vous profitez de la montée et de la descente sur le versant le plus verdoyant, sans devoir refranchir de vignette autrichienne.

À savoir sur le péage. Côté italien, l’accès au Timmelsjoch depuis Moos in Passeier est libre. Le péage (environ 20 € pour une voiture en 2026) ne se paie que si vous continuez au-delà du sommet vers l’Autriche. Vérifiez ce point à l’entrée du col, la signalisation est claire.

Ouverture saisonnière. Le col est généralement ouvert de fin mai à fin octobre, selon l’enneigement. Vérifiez les conditions la veille de votre départ si vous y allez tôt ou tard en saison.

Côté conduite, la montée depuis Moos est régulière, avec des lacets amples au début, puis plus serrés à mesure qu’on approche des 2 000 m. Le contraste avec le Jaufenpass est fort : ici, l’asphalte est excellent (revêtement récent), la route est plus large, les points de vue s’ouvrent progressivement sur les Alpes de Passeier.

À ne pas manquer au sommet : l’architecte sud-tyrolien Werner Tscholl a installé le long de la route une série d’éléments d’architecture monumentale. Le Passmuseum au sommet est le clou du spectacle : un cube de béton en porte-à-faux au-dessus du vide, entièrement dédié à l’histoire de la route et aux tentatives de traversée alpine. Comptez 30 à 45 minutes de visite si le musée est ouvert.

La température au sommet peut chuter à 5 ou 6 °C même en plein août. Une polaire dans le coffre, ce n’est jamais de trop. Capote ouverte impérative au moment des photos, refermée éventuellement pour la descente si le vent est fort.

La descente vers St. Leonhard, dans l’autre sens que l’ascension, offre des lumières différentes selon l’heure. Si vous êtes au sommet vers 16 h, le soleil rasant sur la vallée Passeier crée des effets de dégradés dans les verts et les ors qui valent le détour.

Étape 7 : Le retour vers Ratschings et les Tenne Lodges

De retour à St. Leonhard en fin d’après-midi, vous remontez le Jaufenpass dans l’autre sens pour rejoindre Sterzing, puis Ratschings. Cette repasse du col dans le sens inverse est loin d’être redondante : les mêmes virages parcourus dans l’autre sens changent radicalement de dynamique. Ce que Christian Karg nous soulignait dans notre interview : le comportement d’une voiture en montée et en descente sur une même route n’a rien à voir, et un pilote apprend beaucoup à faire les deux dans la journée.

De Sterzing, il ne reste qu’une vingtaine de minutes pour rejoindre Ratschings (Racines) et notre étape finale, les Tenne Lodges. Cet hôtel 4 étoiles installé au pied des pistes mêle architecture montagnarde et confort contemporain. Spa, piscine intérieure, demi-pension recommandée (la cuisine est saluée par les clients), et un parking sécurisé pour garer votre MINI pour la nuit.

C’est l’étape parfaite pour boucler la boucle : on a vécu une journée dense, on dort dans un cadre raffiné, et on dîne d’une cuisine qui fait la synthèse entre tradition tyrolienne et raffinement italien.

Conseils pratiques

Quand partir. Idéalement de mi-juin à mi-septembre. Le Timmelsjoch ouvre généralement entre fin mai et fin octobre, à vérifier chaque année. Le Jaufenpass reste ouvert plus longtemps. Évitez la première quinzaine d’août, période de très forte affluence touristique dans la région.

Capote ouverte ou fermée ? Capote ouverte quasi partout sur les portions de montagne, fermée sur l’autoroute A13 si la vitesse dépasse 100 km/h (vous serez plus confortable). Glissez une polaire et un coupe-vent dans le coffre, plus une casquette ou un bandeau pour les cheveux. Lunettes de soleil et crème solaire sont aussi utiles.

Carburant. Plein impératif à Innsbruck. Prochaines stations à Sterzing, à St. Leonhard in Passeier, et à Ratschings. Attention à ne pas engager la montée du Timmelsjoch depuis le sud avec un réservoir trop bas : la pente force la consommation et il n’y a rien en haut côté italien.

Temps total. Comptez 5 heures de conduite effective selon Google Maps, mais prévoyez la journée complète avec les arrêts photo, le déjeuner et la visite de Sterzing. Départ 8 h d’Innsbruck, arrivée 19 h à Ratschings, c’est un timing confortable pour profiter de chaque étape sans être dans l’urgence.

Faites attention : les troupeaux sont libres de leurs mouvements et vous retrouver nez à nez avec une vache, voire un troupeau, nous est arrivé plusieurs fois.

Bilan : ce qu’on retient

Ce road trip est ce qu’on appelle un « best-of » condensé. En une journée, vous traversez les Alpes du nord au sud, vous montez trois fois au-dessus de 2 000 mètres, vous goûtez à deux cultures. La MINI Cabriolet est parfaite pour cet exercice !

Texte et photos : P HORTAIL

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