MINI Rocketman, le projet est toujours étudié en interne
Quinze ans après la présentation du concept, le MINI Rocketman refait surface et le constructeur étudie toujours la possibilité d’une commercialisation.
Rocketman, le projet qui refuse de mourir
En bref :
- Projet toujours vivant : MINI confirme que le Rocketman reste “à l’étude”.
- Format 3,6 m : défi technique pour intégrer ADAS et sécurité dans un si petit gabarit.
- Concurrent des petites EV : rival annoncé des Renault Twingo EV, Smart #2 et VW ID.Lupo.
- 240 km d’autonomie : petite batterie, sécurité NCAP 5 étoiles obligatoire.
- Pas avant 2029 : aucune date annoncée, mais pas de modèle avant 2029.
On se souvient tous de ce concept-car Rocketman présenté en 2011, qui voulait à nouveau redéfinir l’utilisation créative de l’espace, comme la Mini originelle. Avec sa configuration 3+1 places à 3 portes, sa longueur extérieure d’un peu plus de 3 mètres et son concept unique d’utilisation de l’espace, ce concept-car a suscité beaucoup d’attente à l’époque… en vain ! Pourtant, il aurait certainement trouvé sa place dans la gamme excentrique de MINI de l’époque où l’on vit des versions coupés, roadsters, voire même le SUV coupé Paceman.
Et donc, le MINI Rocketman est de retour dans les discussions internes : un projet “excitant”, selon Holger Hampf, patron du design MINI, toujours à l’étude 15 ans après sa présentation au salon de Genève 2011. Son équipe analyse les volumes, les contraintes techniques et ce qu’il est possible d’intégrer dans une voiture de 3,6 m seulement. Le principal obstacle : la nécessité d’intégrer des systèmes avancés d’aide à la conduite (ADAS) et de respecter des normes de sécurité toujours plus strictes. Même si le Rocketman serait plus petit et moins cher que l’actuelle MINI Cooper, MINI refuse de sacrifier sa réputation de petite voiture premium dotée des dernières technologies.
« Il faut être conscient de ce qui nous entoure », explique Hampf. Les voitures autour de la MINI ont grandi, les normes de sécurité piéton se sont durcies, et les technologies de capteurs se sont multipliées. Les clients ne veulent renoncer ni à leurs ADAS, ni au régulateur, ni aux assistances modernes. Résultat : même une MINI doit aujourd’hui grandir pour intégrer tout cela, bien plus que la Mini classique ou même le concept Rocketman de 2011.
Hampf reconnaît que MINI étudie encore ce qu’il est possible de faire tenir dans un si petit format. « Ce n’est pas facile », dit‑il simplement, laissant planer le mystère. Aucune autre information n’a été donnée sur l’avancement du projet. Mais une chose est sûre : si le Rocketman revient, ce sera pour affronter la nouvelle vague de petites électriques.


Citadines électriques européennes, un marché porteur
Avec son format réduit, le Rocketman utiliserait une batterie plus petite que celle de la Cooper, pour environ 240 km d’autonomie. La recharge rapide ne serait pas une priorité, mais MINI insiste : sécurité maximale obligatoire. « Une MINI doit être super sûre. Nous visons les cinq étoiles Euro NCAP », rappelle Hampf. La structure devra donc être renforcée malgré la compacité. Le Rocketman serait naturellement positionné face aux petites citadines électriques qui arrivent, sur un marché-clé désormais en Europe. En face, la concurrence s’est déjà organisée :
- la remplaçante de la Volkswagen up!, surnommée ID. Lupo.
- la Renault Twingo EV,
- la Smart #2,
- Future Citroën « 2 CV »
Aucune date n’a été annoncée, ni même suggérée. Mais MINI prévoit de gros restylages entre 2027 et 2028, ce qui repousse logiquement le Rocketman au‑delà de 2029. Le projet avance lentement, mais il n’a jamais été enterré. Et MINI sait qu’un modèle plus petit que la Cooper pourrait redevenir un pilier stratégique dans un marché où les petites EV vont se multiplier.


