MINI veut éviter les tarifs UE pour les modèles assemblés en Chine

MINI (et le Groupe BMW auquel la firme britannique appartient) sont en discussions engagées avec la Commission européenne concernant les tarifs douaniers imposés sur les modèles produits en Chine.

Des négociations entre MINI et l’Union Européenne

MINI (Groupe BMW) et la Commission européenne sont engagés dans des discussions complexes autour d’un possible mécanisme de prix minimum susceptible de remplacer les tarifs douaniers imposés par l’UE sur les Mini électriques produites en Chine. C’est ce que révèle le quotidien économique allemand Handelsblatt, qui décrit des échanges aussi techniques que stratégiques, où chaque mot pèse son poids de kilowatts et de diplomatie commerciale.

Cette négociation intervient dans le sillage d’un accord conclu début février entre Bruxelles et le groupe Volkswagen : sa marque SEAT / Cupra a obtenu une exemption tarifaire pour son SUV coupé électrique Tavascan, après de longs mois de tractations. Une brèche s’est ouverte, et plusieurs constructeurs (européens comme chinois) semblent désormais vouloir s’y engouffrer.

Selon Handelsblatt, le Groupe BMW qui négocie pour sa marque MINI et la Commission, explorent une solution reposant sur un prix d’importation minimum, une sorte de garde-fou économique destiné à répondre aux préoccupations européennes concernant les subventions chinoises. Deux sources proches du dossier confirment que les discussions sont « bien avancées », et que les deux parties manifestent un « intérêt réel » pour parvenir à un compromis.

Interrogée, la Commission européenne refuse de commenter les négociations en cours. Elle rappelle toutefois que « la porte reste ouverte aux propositions », qu’elles émanent d’un groupe de constructeurs ou d’une entreprise isolée, à condition qu’elles répondent de manière crédible aux effets des subventions chinoises, qu’elles soient applicables, et qu’elles limitent les risques de compensations croisées.

Une bataille stratégique et marketing

BMW et MINI, de leur côté, gardent le silence. Le constructeur bavarois mène en parallèle une bataille juridique contre les tarifs européens, aux côtés d’autres marques. L’affaire devrait être examinée d’ici la moitié de l’exercice en cours, mais BMW espère qu’un accord politique pourrait être trouvé avant même que la justice ne tranche.

Depuis octobre 2024, l’Union européenne applique des droits de douane renforcés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, à la suite d’une enquête anti-subventions. Pour BMW, qui produit les MINI Cooper Electric et Mini Aceman en Chine via une coentreprise avec Great Wall Motor, la note est salée : 20,7 % de droits sur chaque véhicule exporté vers l’UE.

L’enjeu est donc considérable. Pour BMW, il s’agit non seulement de préserver la compétitivité de MINI sur le marché européen, mais aussi d’éviter que les tarifs ne deviennent un frein structurel à sa stratégie électrique mondiale. Pour Bruxelles, l’objectif est de protéger l’industrie européenne sans pour autant déclencher une guerre commerciale ouverte avec Pékin.

Dans ce jeu d’équilibriste, chaque concession ressemble à un mouvement d’échecs : prudent, calculé, et lourd de conséquences. Et si Volkswagen a déjà obtenu son passe-droit, BMW espère désormais que la même logique s’appliquera à ses MINI « Made in China ».

Oh bonjour 👋
Ravi de vous rencontrer.

Inscrivez-vous pour recevoir chaque mois du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

NEWSLETTER

Inscrivez-nous à notre newsletter pour recevoir
nos dernières informations.