MINI Cooper Electric : du chic et de la malice !
Pour la quatrième génération de la MINI moderne, celle-ci se décline une nouvelle fois en version électrique. Une version qui propose toujours un plaisir de conduire, un mélange de chic et de malice.
Un raffinement toujours perceptible en électrique
La marque s’efforce de maintenir le lien d’héritage entre cette Cooper trois portes moderne et la petite icône des années soixante. Pourtant, cette nouvelle réinvention est particulièrement réussie, les designers ont pu conserver des proportions compactes, proches de la génération précédente, tout en épurant les lignes et en sculptant une petite citadine électrique qui marie mignonnerie et sophistication.
Difficile de confondre le MINI Cooper Electric avec autre chose sur la route, si ce n’est peut‑être avec son alter ego thermique. Plus petit modèle de la gamme actuelle, cela demeure l’hommage le plus fidèle à la Mini originelle, celle qui a marqué l’histoire par son audace et son format lilliputien. La Cooper Electric reprend la philosophie bien connue de MINI : un tableau de bord épuré, dominé par un grand écran circulaire central, véritable signature de la marque. L’ergonomie demande un court temps d’adaptation à ceux qui découvrent l’univers MINI, mais l’ensemble se révèle vite intuitif. Les versions SE et supérieures ajoutent un affichage tête haute, qui simplifie encore la vie du conducteur.
Bonne nouvelle : le Cooper Electric offre exactement le niveau de qualité premium auquel MINI nous a habitués. Sa texture tissée sur la planche de bord reste impeccablement construite. Les finitions supérieures apportent davantage de lumière et de raffinement, sans jamais sacrifier la sensation de solidité. Les matériaux moussés sont présents aux endroits stratégiques, et même lorsque ce n’est pas le cas, les plastiques et les commandes respirent le haut de gamme. C’est indéniablement une petite voiture premium, dans la lignée de la première MINI moderne et elle en a pleinement l’allure.
Le système multimédia du Cooper Electric est directement repris du Countryman et c’est une excellente nouvelle. L’écran OLED circulaire de plus de 9 pouces de diamètre est d’une netteté remarquable. La fluidité avec laquelle il zoome, dézoome et anime les cartes de navigation témoigne d’un processeur particulièrement performant.
La MINI Cooper est la traditionnelle version trois portes de la marque : certains détails rappelleront immédiatement les générations précédentes comme le pare‑brise très incliné et éloigné du conducteur. Les sièges, plus larges, améliorent le confort, et l’accoudoir désormais fixé au siège ajoute une touche de modernité. Ses dimensions l’aident vraiment à se faufiler dans un environnement urbain : longueur de 3 858 mm, largeur de 1 756 mm, hauteur de 1 460 mm et empattement de 2 495 mm.
L’habitacle de la Cooper Electric se rapproche davantage d’une véritable quatre places qu’on pourrait le croire : quatre adultes peuvent y prendre place. Certes, la banquette arrière impose une position avec les genoux relevés et l’assise basse, mais cela permet paradoxalement d’offrir suffisamment d’espace pour la tête, même aux personnes d’1,80 m. Le coffre dispose de 210 litres de chargement utile et peut augmenter à 800 litres si l’on abaisse la banquette arrière.
Électrique, mais avec l’ADN MINI
Malgré l’embonpoint généré par le mode de propulsion électrique, la Cooper Electric se conduit comme une vraie MINI. Trois niveaux de puissance sont proposés, reprenant la logique des versions essence. La Cooper E d’entrée de gamme embarque un moteur avant de 184 ch et 290 Nm, pour un 0–100 km/h en 7,3 s et une autonomie annoncée entre 290 et 300 km (WLTP). La Cooper SE, toujours en traction, grimpe à 218 ch et 330 Nm, abaissant le 0–100 km/h à 6,7 s et une autonomie allant de 385 à 400 km. Quant à la version John Cooper Works Electric, elle reste fidèle au moteur avant unique, mais délivre 258 ch et 340 Nm, ce qui est parfaitement cohérent avec le caractère “karting” revendiqué par MINI. Dans cette configuration, l’autonomie est ramenée entre 364 et 371 km.
Même les versions E et SE ont suffisamment de répondant pour compenser les 1 700 kg de l’auto. Elles paraissent vives et en mode silencieux, sans effets sonores, le raffinement surprend agréablement. MINI a soigné les commandes : les pédales offrent un retour précis, sans lourdeur, facilitant une conduite fluide dans le trafic. La direction est vive, quant à la suspension, ferme, elle transmet chaque aspérité, même si l’amortissement évite les chocs secs.
Une MINI trois portes doit tenir la route pour offrir ce fameux “go‑kart feeling”, c’est ce que l’on ressent derrière le volant de la Cooper Electric qui reste suffisamment agile pour satisfaire la majorité des conducteurs. L’avant s’inscrit avec précision, le grip latéral est excellent, le roulis minimal. On sent la masse, certes, mais rares sont les électriques aussi promptes à changer de direction. Sur route détrempée, une forte accélération peut provoquer un peu de sous‑virage, mais dans la plupart des situations, la voiture gère parfaitement son couple et son poids.
